Disponible en format PDF (159 Ko)
ATTENDU QUE le gouvernement du Canada s’engage à améliorer les processus fédéraux d’évaluation environnementale (ÉE) et d’examen réglementaire pour les grands projets de ressources naturelles afin de permettre une évaluation et des mesures d’atténuation des impacts environnementaux potentiels plus efficaces, tout en protégeant la santé et la sécurité des Canadiens et en favorisant l’innovation et la compétitivité au sein des différents secteurs de l’industrie canadienne des ressources naturelles;
ET ATTENDU QUE le gouvernement du Canada s’engage à entreprendre un processus de participation et de consultation efficace et significatif des peuples autochtones du Canada dès le début du processus au sujet de la conduite que l’État veut adopter, notamment en ce qui a trait aux grands projets de ressources susceptibles de porter atteinte aux droits ancestraux ou issus de traités des Autochtones, qu’il s’agisse de droits établis ou potentiels, en vertu de l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982;
ET ATTENDU QUE le gouvernement du Canada a créé le Bureau de gestion des grands projets (le BGGP) dans le but d’assurer la surveillance et le suivi de l’examen fédéral et de la participation et la consultation des Autochtones dans les grands projets de ressources;
ET ATTENDU QUE Nalcor Energy (le promoteur) a présenté une description de projet pour appuyer sa proposition en vue de la construction de deux centrales hydroélectriques sur la partie inférieure du fleuve Churchill, située au Labrador, afin de produire une capacité totale de 3 074 MW (le projet);
ET ATTENDU QUE Pêches et Océans Canada (MPO) et Transports Canada (TC) sont dotés de responsabilités réglementaires et légales relativement au projet proposé;
ET ATTENDU QUE le ministre de l’Environnement (le ministre) a, conjointement avec le ministre de l’Environnement et de la Conservation et le ministre des Affaires intergouvernementales de Terre-Neuve-et-Labrador (T.‑N.‑L.), nommé une commission d’examen conjoint (CEC) pour effectuer une ÉE en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (LCÉE) et de la Loi sur la protection de l’environnement de T.‑N.‑L.;
ET ATTENDU QUE rien dans la présente entente de projet (l’entente) n’entrave les attributions, les autorisations légales et les fonctions des ministères/organismes fédéraux et de leurs ministres respectifs;
ET ATTENDU QUE le ministère de l’Environnement et de la Conservation et le ministère des Affaires intergouvernementales de T.‑N.‑L. et l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACÉE) ont convenu de coordonner les ÉE fédérale et provinciale, dans la mesure du possible;
EN CONSÉQUENCE, les signataires (les parties) de la présente entente de projet s’engagent à collaborer afin de permettre un examen fédéral responsable, transparent, rapide dans son exécution et prévisible relativement à la proposition de construction et de contribuer à ce que le gouvernement s’acquitte de son obligation de consulter les groupes autochtones.
La présente entente décrit les principales activités de l’examen fédéral et les principaux rôles et responsabilités des parties. Pour plus de clarté, la présente entente doit être lue avec les annexes, qui en font partie intégrante. L’examen fédéral comprend l’ÉE, l’(les) examen(s) réglementaire(s), ainsi que les activités de participation et de consultation des Autochtones.
La proposition de construction consiste en la construction et l’exploitation de deux centrales hydroélectriques sur la partie inférieure du fleuve Churchill au Labrador. Les centrales seront situées à Gull Island et Muskrat Falls et auront une capacité de production combinée d’environ 3 074 MW; des lignes de transport d’interconnexion seront également construites entre Gull Island et Churchill Falls et entre Muskrat Falls et Gull Island, ainsi que vers le réseau électrique existant du Labrador. Gull Island et Muskrat Falls sont respectivement situées à environ 100 km et 30 km au sud-ouest de la ville de Happy Valley-Goose Bay.
Le projet étudié aux fins de l’examen fédéral pourrait être différent de la proposition de construction, telle que décrite dans la section 4.0.
D’après l’information fournie par le promoteur, les ministères et organismes fédéraux suivants ont montré un intérêt dans le projet et participeront de la façon suivante à l’examen fédéral du projet :
Veuillez consulter les annexes pertinentes pour obtenir plus de renseignements concernant les rôles et les responsabilités des parties.
L’entente de la commission d’examen conjoint (ECEC) et le mandat de la CEC émis le 8 janvier 2009 par le ministre, ainsi que le ministre de l’Environnement et de la Conservation et le ministre des Affaires intergouvernementales de T.‑N.‑L. mettent sur pied la CEC et établissent son mandat. Telle que présentée actuellement, la portée du projet exposée dans le mandat de la CEC est la même pour les processus fédéral et provincial et comprend la centrale de Gull Island (capacité de 2 250 MW), y compris un barrage d’une hauteur de 99 m et d’une longueur de 1 315 m et un réservoir de 225 km de long inondant un secteur de 85 km2, et la centrale de Muskrat Falls (capacité de 824 MW), y compris, dans la portion nord, un barrage d’une hauteur de 32 m et d’une longueur de 432 m et, dans la portion sud, un barrage d’une hauteur de 29 m et d’une longueur de 325 m et un réservoir de 59 km de long inondant un secteur de 41 km2.
La CEC est dotée de responsabilités légales en vertu de la LCÉE et de responsabilités administratives en vertu de la Loi sur la protection de l’environnement de T.‑N.‑L. La CEC n’est pas une partie à la présente entente.
L’ACÉE et le ministère de l’Environnement et de la Conservation de T.‑N.‑L. continueront de coordonner leurs processus d’examen respectifs afin de s’assurer que des démarches conjointes sont entreprises chaque fois que les circonstances le permettent. Jusqu’à maintenant, cette approche a consisté à élaborer un ensemble commun de lignes directrices relatives à l’étude d’impact environnemental (ÉIE), que le ministre de l’Environnement et le ministre de l’Environnement et de la Conservation de T.‑N.‑L. ont présentées au promoteur le 15 juillet 2008; à diriger l’élaboration d’une seule ÉIE à présenter à la CEC par le promoteur; et à tenir des périodes conjointes de commentaires du public sur les lignes directrices relatives à l’ÉIE et le mandat de la CEC. L’annexe I contient un graphique de Gantt du processus d’examen fédéral. L’annexe II présente les principaux jalons et les normes de service pour l’ÉE ainsi que pour la participation et la consultation des Autochtones.
Pendant le processus fédéral d’ÉE, les AR confirmeront toute décision réglementaire nécessaire en ce qui a trait au projet. Le ministère ou l’organisme qui n’a aucune décision réglementaire à prendre mettra fin à sa participation à l’ÉE à titre d’AR, mais il pourra, à la demande de la CEC ou d’une AR, continuer à participer à titre d’AF experte s’il est pourvu de l’expertise ou des connaissances spécialisés concernant le projet. De même, les AF expertes poursuivront l’examen des renseignements fournis par le promoteur, au fur et à mesure qu’ils seront disponibles et que le projet évolue et change, afin de confirmer si une approbation réglementaire est nécessaire à la lumière de ces nouveaux renseignements. Dans ce cas, un AF experte pourrait continuer à participer à l’ÉE à titre d’AR.
Les parties se sont engagées à adopter une approche pangouvernementale pour la participation et la consultation des Autochtones dans le cadre de grands projets de ressources afin de faire en sorte que les groupes autochtones soient suffisamment consultés, et le cas échéant, que leurs intérêts soient pris en compte, lorsque le gouvernement du Canada envisage de prendre des mesures qui pourraient porter atteinte aux droits ancestraux ou issus de traités des Autochtones, qu’il s’agisse de droits établis ou potentiels. Autant que possible, et sous la coordination de l’ACÉE, les parties travailleront ensemble pour obtenir une approche commune de la participation et la consultation des Autochtones intégrée à l’examen fédéral.
L’ACÉE, en collaboration avec MPO, TC et le ministère de l’Environnement et de la Conservation de T.‑N.‑L., ont convenu d’une approche pour la consultation auprès des groupes autochtones qui participent au processus. Cette approche facilitera la tenue d’activités de consultation coordonnées et productives auprès des Autochtones.
Les rôles et responsabilités proposés en lien avec la participation et la consultation des Autochtones sont décrits à l’annexe III.
Les échéanciers fixés pour l’examen fédéral sont présentés en détail dans le graphique de Gantt de l’annexe I :
Ces échéanciers ont été établis d’après un certain nombre d’hypothèses, dont les activités des participants à l’examen qui ne sont pas des signataires de la présente entente. Si les activités devaient se dérouler autrement que prévu, les échéanciers devront être modifiés.
Le Système de suivi de projet du BGGP permettra au public de suivre l’avancement de l’examen fédéral, de façon transparente et accessible.
Les AR travailleront en collaboration avec les AF et le promoteur, dans le but de s’assurer que les mesures d’atténuation relatives à leurs domaines de responsabilité qui ont été définies dans le cadre de l’ÉE, ainsi que toutes conditions reliées aux approbations réglementaires, sont mises en œuvre de façon efficace.
Pour les mesures d’atténuation de compétence fédérale qui ont été soulevées dans l’ÉE mais qui ne relèvent pas des responsabilités réglementaires des AR, les AF offriront leur soutien afin de s’assurer que les mesures d’atténuation et de suivi relatives aux domaines relevant de leur mandat sont respectées et mises en œuvre de façon efficace par le promoteur.
Suivi des progrès
Les jalons, les échéanciers et les normes de service exposés dans la présente entente, sous réserve de toute modification, constitueront les critères à partir desquels le BGGP surveillera l’avancement du processus d’examen fédéral et en fera rapport dans le Système de suivi de projet du BGGP.
Les exemples suivants illustrent des situations qui peuvent faire en sorte que le BGGP arrête le processus d’examen fédéral :
Résolution de problèmes
Les parties feront tout en leur possible pour résoudre rapidement et efficacement les différences d’opinions dans l’interprétation ou l’application de la présente entente.
Les problèmes relatifs à l’examen fédéral du projet seront traités au moyen de discussions directes et de collaboration entre les parties concernées, avec l’appui du BGGP.
Si certains problèmes ne peuvent pas être résolus, ils seront portés devant le comité de haute direction approprié établi dans le cadre de l’initiative du BGGP.
Évaluation du projet terminé
Les parties participeront à une évaluation informelle de l’efficacité de l’examen fédéral du projet, dans les 90 jours suivant l’achèvement de l’examen réglementaire. L’ampleur de la participation à l’évaluation et le format de celle-ci dépendront de l’importance des problèmes soulevés.
Modifications
Les parties peuvent recommander au BGGP que l’entente soit modifiée si des changements à l’examen fédéral ou au projet rendent cette modification nécessaire. Si les parties conviennent qu’une modification est nécessaire et qu’elle est jugée importante, le BGGP la présentera au nom des parties aux sous-ministres responsables des grands projets pour qu’ils la prennent en considération.
À moins que le BGGP en décide autrement avec la collaboration des parties, les modifications à l’entente ne forceront pas l’interruption de l’examen fédéral en regard d’activités relatives à la présente entente qui pourraient être en cours au moment où un besoin de modification est signalé.
Les parties aux présentes ont signé l’entente de projet, en exemplaires, aux dates indiquées ci‑dessous.
| [signé par] Cassie Doyle Sous-ministre Ressources naturelles Canada |
Le 21 aout, 2009 Date |
| [signé par] Peter Sylvester Président Agence canadienne d’évaluation environnementale |
Le 21 juillet, 2009 Date |
| [signé par] Claire Dansereau Sous-ministre Pêches et Océans Canada |
Le 23 juillet, 2009 Date |
| [signé par] Louis Ranger Sous-ministre Transports Canada |
Le 16 juillet, 2009 Date |
| [signé par] Ian Shugart Sous-ministre Environnement Canada |
Le 8 aout, 2009 Date |
| [signé par] Michael Wernick Sous-ministre Affaires indiennes et du Nord Canada |
Le 20 juillet, 2009 Date |
Annexe I — Graphique de Gantt : Échéanciers fixés pour l’examen fédéral du projet
Annexe IV — Rôles et responsabilités de Pêches et Océans Canada et principaux jalons et de service
Annexe V — Rôles et responsabilités de Transports Canada et principaux jalons et normes de service
Annexe VI —Rôles et responsabilités des autres ministères
Graphique de Gantt : Échéanciers fixés pour l’examen fédéral du projet
Plusieurs jalons ont été réalisés entre février 2007 et décembre 2008, avant que ce projet fasse appel à l’initiative du BGGP.
| Description/Activité | Responsable | Soutien au besoin | Norme de service ou date d’achèvement |
|---|---|---|---|
| Mise sur pied de la CEC | Ministre de l’Environnement, ministre de l’Environnement et de la Conservation et ministre des Affaires intergou-vernementales, T.‑N.‑L. | ACÉE, province | 8 janvier 2009 |
| Publication de l’ECEC et du mandat finals | Ministre de l’Environnement, ministre de l’Environnement et de la Conservation et ministre des Affaires intergou-vernementales, T.‑N.‑L. | ACÉE, province | 8 janvier 2009 |
| Nomination des membres de la CEC | Ministre de l’Environnement, ministre de l’Environnement et de la Conservation et ministre des Affaires intergou-vernementales, T.‑N.‑L. | ACÉE, province | 8 janvier 2009 |
| Présentation de l’EIE à la CEC | Promoteur | 6 mars 2009 | |
| Période de commentaires du public et examen gouvernemental de l’EIE | CEC | AR, AF expertes, ACÉE, province | Du 9 mars au 22 mai 2009 |
| Début de la participation des collectivités autochtones à l’EIE | ACÉE | AR, AF expertes, AINC | Processus et échéancier à déterminer en consultation avec les collectivités autochtones |
| Présentation de renseignements techniques pour appuyer les demandes d’autorisation à TC et au MPO | Promoteur | À déterminer par le promoteur, mais au plus tard à la clôture de la période de commentaires du public sur l’ÉE | |
| La CEC examine les commentaires du public et détermine si les renseignements sont suffisants | CEC | ACÉE | 30 jours après la clôture de la période de commentaires du public |
| Réponse aux commentaires du public et aux demandes de la CEC | Promoteur | Au plus tard 60 jours suivant la présentation des demandes de renseignement par la CEC | |
| Période de commentaire du public sur les renseignements supplémentaires fournis par le promoteur, si nécessaire | CEC | AR, AF expertes, province | 30 jours après la présentation des renseignements supplémentaires par le promoteur |
| La CEC examine les commentaires du public et détermine si les renseignements sont suffisants | CEC | ACÉE | 30 jours après la période de commentaires du public |
| Affichage de l’avis d’audiences publiques dans le RCÉE | CEC | ACÉE | Au moins 45 jours avant le début des audiences et après que la CEC aura conclu que les renseignements supplémentaires présentés par le promoteur sont suffisants. |
| Tenue des audiences publiques | CEC | ACÉE | Au moins 45 jours après l’affichage de l’avis d’audiences publiques sur le SIRCEE |
| Présentation du rapport de la CEC au ministre, ainsi qu’au ministre de l’Environnement et de la Conservation et au ministre des Affaires intergouvernementales de T.‑N.‑L. | CEC | Dans les 90 jours suivant la clôture des audiences publiques | |
| Début de la consultation des groupes autochtones sur le rapport de la CEC | ACÉE, province | Dans les 45 jours suivant la présentation du rapport de la CECaux gouvernements | |
| Réponse du gouvernement au rapport de la CEC | MPO | AR, AF expertes, ACÉE | Dans les dix semaines suivant la présentation du rapport de la CEC aux AR |
| Approbation de la réponse gouvernementale par le gouverneur en conseil | Bureau du Conseil privé | Conseil du Trésor | Déterminé par le Cabinet |
| Affichage des décisions au sujet des mesures à prendre en vertu de la LCEE dans le RCEE | AR | ACÉE | Dans la semaine suivant la décision du gouverneur en conseil |
Le gouvernement du Canada consulte les peuples autochtones pour des raisons de bonne gouvernance, d’élaboration de saines politiques et de prise de décisions, ainsi que pour des raisons légales. Le Canada a des obligations légales, contractuelles et en common law de consulter les groupes autochtones. L’obligation en common law de consulter les groupes autochtones s’applique lorsque l’État envisage des actions susceptibles de porter atteinte aux droits ancestraux ou issus de traités des Autochtones, qu’il s’agisse de droits établis ou potentiels. Ces droits sont reconnus et confirmés à l’article 35 de la Loi constitutionnelle de 1982.
Le gouvernement du Canada adoptera une approche pangouvernementale à la consultation auprès des Autochtones dans le cadre de grands projets de ressources afin de faire en sorte que les groupes autochtones soient suffisamment consultés et, le cas échéant, que leurs intérêts soient pris en compte, lorsqu’il envisage de prendre des mesures qui pourraient porter atteinte aux droits ancestraux ou issus de traités des Autochtones, qu’il s’agisse de droits établis ou potentiels. Cette approche est mandatée tant par la directive du Cabinet que par le Protocole d’entente pour la directive du cabinet sur l’amélioration du rendement du système de réglementation pour les grands projets de ressources naturelles (juin 2007). La directive mentionne que les entités fédérales travailleront ensemble pour obtenir une approche commune concernant la consultation auprès des Autochtones qui s’intègre à l’ÉE et à l’examen réglementaire.
Dix groupes autochtones ont été déterminés pour la participation. Les groupes autochtones participants, tout comme le niveau des activités de participation et de consultation entrepris par l’État, peuvent changer au fil du temps en fonction des renseignements reçus au cours de l’examen fédéral et des commentaires et suggestions formulés par les groupes autochtones. L’ACÉE, en collaboration avec les AR et la province, ont déterminé le niveau approprié EIE de participation et de consultation auprès des groupes retenus et ont transmis à ces groupes une copie du protocole de consultation, décrivant les possibilités de consultation auprès des groupes autochtones pendant le processus d’EE.
L’approche pangouvernementale sera adoptée tout au long de l’ensemble des processus d’examen fédéral pour les activités de participation et de consultation auprès des Autochtones. Bien que tout sera mis en œuvre pour s’assurer que l’échéancier des activités de consultation coïncide avec les principaux jalons et les processus, il est important de reconnaître que les échéanciers des activités de consultation peuvent différer des échéanciers préétablis pour l’examen fédéral, selon les exigences de la consultation. S’il est nécessaire de modifier les échéanciers en raison d’obligations de consulter, les révisions pourront être étudiées par toutes les parties, y compris la province, puisqu’elles ont participé à la préparation de l’approche pour la consultation.
Lorsque des dispositions doivent être prises, l’État surveillera et déterminera, sous la coordination de l’ACÉE, si les mesures d’atténuation définies répondent de façon raisonnable aux préoccupations concernant les incidences négatives potentielles sur les droits ancestraux ou issus de traités des Autochtones, qu’il s’agisse de droits établis ou potentiels. L’État pourrait également examiner le rôle de tierces parties afin de résoudre le problème des incidences négatives sur ces droits. L’État travaillera avec les groupes autochtones et tentera de trouver des possibilités ou des solutions qui concilient les intérêts de ces groupes autochtones avec d’autres intérêts sociaux.
L’ACÉE agira à titre de coordonateur des consultations de l’État (CCE) pour l’examen fédéral du projet, afin d’acquitter les obligations de l’État. Le rôle du CCE est décrit ci-dessous. Les principaux jalons de la participation et de la consultation des Autochtones sont présentés dans l’annexe II.
Les rôles et responsabilités de chacune des entités fédérales participant à l’examen du projet sont :
L’ACÉE :
Le Bureau de gestion des grands projets :
Les autorités responsables :
Les autorités fédérales et les ministères spécialistes :
Le ministère de la Justice (MJ) et AINC :
ÉE
Examen réglementaire
Remarque : Les jalons suivants représentent les activités principales associées au processus réglementaire du projet et ne reflètent pas le calendrier complet du plan de travail lié à ce projet. De plus, les jalons pourraient être modifiés à la réception de renseignements supplémentaires.
| JALON | ACTIVITÉS/DESCRIPTION | RESPONSABLE | NORME DE SERVICE |
|---|---|---|---|
| Réception d’une demande d’autorisation du promoteur en vertu des articles 32 et 35(2) de la Loi sur les pêches | Le MPO reçoit une demande d’autorisation du promoteur en vertu des articles 32 et (ou) 35(2) de la Loi sur les pêches concernant les répercussions sur les poissons et l’habitat du poisson, complète et accompagnée de plans, cartes, rapports et données appropriés pour appuyer l’examen. Ceci peut inclure un plan de compensation de l’habitat du poisson en vertu de la Loi sur les pêches. La demande doit être reçue avant la clôture de la période de commentaires du public sur l’EIE. |
Promoteur | Avant la clôture de la période de commentaires du public sur l’ÉIE. |
| Réponse du MPO au promoteur concernant les incidences sur les poissons et l’habitat du poisson, ainsi que sur le plan de compensation de l’habitat du poisson | Le MPO examine l’ensemble de la demande (y compris le plan de compensation de l’habitat du poisson et la sécurité financière qui y est liée, le cas échéant) afin d’en vérifier la pertinence pour appuyer l’examen en vertu de la Loi sur les pêches. Le MPO demande des renseignements supplémentaires, au besoin, afin d’examiner la demande (et l’EIE, si les examens se déroulent en même temps). | MPO | En même temps que l’examen de l’EIE, si la demande est reçue pendant l’examen de l’ÉIE. |
| Réponse du MPO au promoteur concernant le plan de compensation de l’habitat du poisson | Le cas échéant, le MPO avise le promoteur que le plan de compensation de l’habitat du poisson est acceptable (sous réserve des conclusions et recommandations de la CEC, de la réponse approuvée par le gouverneur en conseil au rapport de la CEC, et de l’acquittement de toutes les obligations légales de consultation auprès des Autochtones). | MPO | Quatre semaines après la réception du plan de compensation de l’habitat du poisson |
| Réception des renseignements supplémentaires du promoteur | Le MPO reçoit les renseignements supplémentaires du promoteur | Promoteur | À déterminer par le promoteur |
| Décision concernant la délivrance d’une autorisation en vertu des articles 32 et 35(2) de la Loi sur les pêches | Le cas échéant, le MPO délivre au promoteur une autorisation en vertu de la Loi sur les pêches concernant les répercussions sur les poissons et l’habitat du poisson. | MPO | Le MPO délivre une autorisation en fonction de la décision au sujet des mesures à prendre en vertu de la LCÉE. La décision au sujet des mesures à prendre doit correspondre à la réponse au rapport de la CEC, approuvée par le gouverneur en conseil en vertu de la LCÉE.
Le MPO délivre l’autorisation 90 jours civils après la réception d’un plan de compensation de l’habitat du poisson acceptable (y compris la sécurité financière) et l’acquittement de toutes les obligations légales de consultation auprès des Autochtones liées à l’autorisation. La délivrance des autorisations prendra également en compte le moment auquel le promoteur devra obtenir l’autorisation; ainsi, si l’autorisation est nécessaire bien après les échéances mentionnées ci-dessus, le MPO la délivrera au moment opportun. |
ÉE
Examen réglementaire
Remarque : Les jalons suivants représentent les activités principales associées au processus réglementaire du projet et ne reflètent pas le calendrier complet du plan de travail lié à ce projet. De plus, les jalons pourraient être modifiés à la réception de renseignements supplémentaires.
| JALON | ACTIVITÉS/DESCRIPTION | RESPON-SABLE | NORME DE SERVICE |
|---|---|---|---|
| TC assure la liaison avec le promoteur du projet en ce qui a trait aux travaux potentiels touchant les impacts navigabilité | Assurer la liaison avec le promoteur quant aux travaux prévus qui pourraient avoir un impact sur la navigation et quant aux solutions de rechange éventuelles et aux stratégies d’atténuation afin d’assurer le maintien de la navigabilité. | TC | En cours |
| Présentation de la demande en vertu de la LPEN pour chacun des travaux proposés | Présenter à TC une demande pour chacun des travaux proposés et une demande complète d’autorisation(s) en vertu de la LPEN, accompagnée de plans de dimensions, de cartes, de rapports, d’études et de données, tels que décrits dans le site Web de la LPEN, en se référant à l’ÉIE. | Promoteur | Déterminé par le promoteur, mais au plus tard à la date de clôture de la période de commentaires du public sur l’ÉIE. |
| Décisions et commentaires au sujet de la (des) demande(s) en vertu de la LPEN | Analyser le dossier de demande, ainsi que les renseignements et les plans du point de vue de leur pertinence à appuyer l’examen selon la LPEN.
Demander des renseignements supplémentaires, si nécessaire, aux fins d’examen de la demande. |
TC | Huit semaines après la présentation de la demande |
| Processus de l’étude d’impact sur la navigation — inspection(s) sur place | Évaluation complète sur place des impacts du projet sur la navigation, de l’emplacement et des voies navigables, compte tenu de la température et de la saison. | TC | Au départ, un processus d’inspection de deux mois, puis une inspection continue jusqu’à la fin du processus de commentaires du public |
| Avis de publication donné au promoteur conformément à l’article 9(3) de la LPEN | Fournir au promoteur des mesures pour publier son projet conformément à l’article 9(3) de la LPEN. | TC | Dans les trois semaines suivant la fin de l’inspection initiale sur place et à la suite de l’évaluation des questions relatives à la navigation découlant de toute modification apportée au projet en raison de l’ÉE |
| Dépôt et publication du projet | Déposer les « plans finals » et les autres renseignements pertinents au Bureau des titres fonciers ou auprès du fonctionnaire et publier des annonces dans un ou plusieurs journaux locaux et dans la Gazette du Canada.
Fournir à TC les preuves de dépôt et de publication des annonces. |
Promoteur | Le processus de publication du projet doit durer au moins 30+1 jours civils. |
| Tenir compte des commentaires du public et des Autochtones en ce qui a trait aux impacts potentiels du projet sur la navigation | Si le public ou des groupes autochtones expriment à TC des préoccupations concernant la navigation, le promoteur et TC travailleront ensemble afin de répondre à ces préoccupations.
TC pourra juger que des exigences supplémentaires sont nécessaires à l’égard des impacts potentiels des travaux proposés sur la navigation. TC facilitera le processus de commentaires du public, si nécessaire. |
Promoteur et TC TC |
À compléter dans les deux mois suivant l’achèvement du processus de publication |
| Nouvelle présentation de la (des) demande(s) en vertu de la LPEN (si nécessaire) | Nouvelle présentation de la (des) demande(s) en vertu de la LPEN si des changements importants aux travaux proposés sont requis. | Promoteur | À déterminer par le promoteur |
| Processus d’examen final de la demande | Faire un examen final (sous réserve des conclusions et des recommandations de la CEC) de tous les renseignements contenus au dossier, y compris les renseignements techniques et les commentaires du public. | TC | Quatre semaines |
| Délivrance de l’autorisation en vertu de la LPEN (le cas échéant) | Si nécessaire, délivrance des autorisations en vertu de la LPEN. | TC | Dans les 90 jours civils suivant la décision au sujet des mesures à prendre si la ou les demandes en vertu de la LPEN sont déposées au plus tard à la clôture de la période de commentaires du public sur l’ÉIE |
| PARTIE | RÔLES/RESPONSABILITÉS |
|---|---|
ACÉE Secrétariat de la CEC |
|
| ACÉE
Coordination fédérale |
|
| ACÉE
Coordon-natrice des consultations de l’État |
|
| AINC |
|
| SC |
|
| EC, RNCan |
|
| BGGP |
|